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A propos des contes > Qu’est-ce qu’un conte ? > La structure du conte

La structure du conte La structure du conte

Le conte est très souvent encadré par une formule d’entrée et une formule de sortie. Nous avons déjà évoqué l’existence d’expressions phatiques pour maintenir l’attention du public. Il existe également des formules pour entrer et sortir du conte. L’annonce est faite pour mettre dans l’ambiance du conte : " Ceci est un conte ", " je vais raconter l’histoire de X et Y ". Elle met en avant le caractère mensonger ou fictif du conte : " Voici ce qui fut ici, cela sera ou ne sera pas, c’est un conte ". Les formules finales assurent la transmission du conte et permettent l’enchaînement entre les contes. Elles incitent d’autres personnes à prendre la parole : " Le conte a parlé, il se tait. ", " Le conte est fini, je vais le replacer sous l’arbre où je l’ai trouvé. ". Elles marquent également le retour au monde du réel. Ces formules installent le conte dans un monde imaginaire et symbolique. Elles marquent le changement de monde et de langue ainsi que l’entrée dans le conte. Ces formules sont souvent symboliques et imagées ; elles utilisent des métaphores et autres images : " Que mon conte soit beau et se déroule comme un fil. ".François N’Sougan compare les contes aux pièces de théâtre et divise leur structure en cinq. Tout d’abord, il voit dans l’introduction, les " trois coups " du théâtre. Cette introduction est composée de la formule d’annonce qui met en place une relation active entre le conteur et l’assemblée. Ensuite vient la présentation des personnages. Le conteur les cite, parfois les décrit et peut également les placer dans leur contexte : " N’Gor Séné était un Sérère de Diakhaw " Après cette présentation vient le conte lui-même. Il est composé de discours et parfois de chants. Les chansons sont brèves mais fortement chargées émotivement. Cette émotivité est accentuée par la participation collective des auditeurs. La conclusion est divisée en deux parties : une conclusion logique : " Le frère se remaria ; et ils vécurent tous ensemble très heureux. " et une conclusion morale : " Il ne faut pas écouter la parole des femmes. ". Enfin, le conte peut se terminer par une formule de fin, que N’Sougan compare au " baisser de rideau ". La structure du conte africain n’est pas très éloignée de la structure du conte européen telle que la décrit Vladimir PROPP. Pour lui, le conte se divise en trois " séquences ", une séquence étant " tout développement qui va d’un méfait ou d’un manque à sa réparation ".(SIMONSEN Michèle) Chaque séquence contient des " fonctions " (31 au total) qui s’enchaînent. Tous les contes ne font pas intervenir les 31 fonctions, mais leur ordre est immuable.

Pour aller plus loin ;

PAULME Denise, 1986, La mère dévorante : essai sur la morphologie des contes africains, Gallimard, Paris, 321 pages 

PROPP Vladimir, 1970, Morphologie du conte

AGBLEMAGNON N’SOUGAN François, 1969, Sociologie des sociétés orales d’Afrique noire : les eYe du sud Togo, Mouton, Paris-La Haye, 216 pages

Visitez le site "Formulettes de conteur", une clé...une porte...un passage entre le réel et l’univers du Conte.


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