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Les contes > Tous les contes > Le soleil, la lune et le vent

Le soleil, la lune et le vent Le soleil, la lune et le vent

Une fois, le Soleil, la Lune et le Vent sont allés dîner chez leur oncle Tonnerre et leur tante la Foudre. Leur mère, l’Etoile la plus lointaine, est restée à la maison. Le dîner était somptueux, avec les mets les plus délicats et les vins les plus rares. Le Soleil et le Vent dévoraient, s’empiffraient, sans penser un instant à leur mère. La douce Lune, elle, dès que l’on servait un plat, en cachait une parcelle sous son ongle - la Lune a des ongles très longs, très beaux. Ils touchent la terre et vous les appelez "les rayons de lune". Quand le Soleil, la Lune et le Vent sont rentrés chez eux, l’Etoile lointaine, leur mère, leur demanda : - Comment était le festin ? Racontez-moi ce que vous avez bu et mangé... Et que m’avez-vous apporté en cadeau-souvenir ? - J’ai mangé beaucoup de très bonnes choses, répondit le Soleil. Mais, naturellement, je ne me souviens plus de ces plats. J’étais là pour les apprécier, par pour en parler ensuite ! - Moi, je me suis régalé ! dit le Vent. Il y avait quantité de bonnes choses. Quant à les décrire, j’en suis bien incapable. J’étais venu pour m’amuser, pas pour faire une liste de ce qu’on servait ! Alors la Lune dit : - Mère, apporte un plat ! Elle a secoué au-dessus du plat ses ongles si beaux, si longs. Et il y eut sur le plat tout un repas, le plus délicieux que l’on pouvait imaginer.

Alors l’Etoile lointaine s’est tournée vers son fils le Soleil et lui dit : - Tu n’as pensé qu’à ton plaisir. Tu es avide et égoïste. Tu en seras puni. Tes rayons brûlants feront fuir les hommes, l’herbe verte jaunira en te voyant et à l’heure où tu viens au milieu du ciel, tout ce qui vit, hommes et bêtes iront se cacher de toi. C’est pourquoi les rayons du soleil de l’Inde sont si implacablement brûlants.

L’Etoile lointaine s’est tournée vers son fils le Vent : - Toi aussi, tu n’as pensé qu’à t’amuser. Tu n’as pas songé un instant à ta mère. Pour te punir, tu auras un souffle ardent qui dessèche et rend la respiration difficile. Et les hommes te fuiront en te maudissant. C’est pourquoi le vent chaud de l’Inde est si pénible, si étouffant.

Alors l’Etoile lointaine s’est tournée vers sa fille la Lune, et elle a dit : - Toi qui pensais à faire partager ton plaisir, toi ma douce et tendre fille, tu auras une lumière paisible et rafraîchissante et les hommes béniront ta douce clarté ! Et voilà pourquoi sont si fraîches, douces et belles les nuits de lune ! Et à présent vous savez tout sur le Soleil, la Lune et le Vent. Vous savez pourquoi ils sont ce qu’ils sont et tels que vous les connaissez.

Extraits de "LUDA - 365 contes de gourmandise" chez Hatier (Inde)


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